Le jeudi 23 février 2023

Une militante nous écrit ses souvenirs politiques

Une militante a bien voulu partager avec nous ses souvenirs d'une carrière près d'hommes politiques. Témoignage d'une époque qui a signé notre situation actuelle.

" Lorsque je préparais des concours sous la droite, analyse de texte ou note de synthèse, j’étais stupéfaite du bourrage de crâne gauchiste de mes fascicules.

J’en ai parlé à mes chefs de service très proches de Giscard ou Chirac, réunion de cabinet etc…

Réponse : poufffff, ils se croyaient installés à vie au pouvoir et depuis Pompidou, ils ont bien laissé la culture à la gauche radicale.

Après 81, 90, 2 000, idem… J’ai défendu la peine de mort dans un devoir, le « malheureux" gaucho qui m’a corrigée, après une petite leçon de morale m’a quand même mis 14/20. J’avais des arguments implacables basés, entre autres, sur une étude américaine écrite après des condamnations à mort, et on n'en était pas au degré d’horreur d’aujourd’hui. En revanche, un barbu que j’avais vu venir lors d’un oral de culture générale sur une question sur l'écologie n’a pas apprécié mon esprit et j’ai perdu mon concours pour 1/2 point.

Dans les années 90, j’étais l’assistante de Raoul Béteille, (l’anti Arpaillange de Mitterrand) durant 7 ans, partisan de la peine capitale, ancien procureur général près la cour de sûreté de l’Etat (poste de magistrat très utile d’après lui qui n’existe plus aujourd’hui).

C’était un grand monsieur, il a fait ses études à Montpellier, une personnalité du monde juridique, il était d’une grande gentillesse envers tout le monde mais contre le laxisme.

Il a écrit la "loi Sécurité et liberté " qui l’a fait passer pour un facho et « Antijustice ». Il mettait à notre disposition ses connaissances pour aider les plus modestes des agents. 

Il a fait gagner une circonscription ingagnable au RPR en seine st Denis.

Il a été jeune avocat et a conduit 2 clients qui avaient tué père et mère à la guillotine, il connaissait le sujet mais comme il ne savait pas demander d’argent à ses clients, m’a-t-il dit, "j’ai préféré devenir magistrat » puis nommé  ancien directeur des affaires criminelles et des grâces, le 1er directeur à être viré par Mitterrand en 81, il discutaient avec les prisonniers et ils lui disaient, « la seule chose dont nous avons peur, c’est la veuve », la peine de mort.

 Il a aussi été élu Député de la Seine Saint Denis en dégommant Bonnemaison, le Député Maire gaucho inamovible qui payait des croisières à 3 briques aux jeunes de ses cités déjà pourries en 1990.

Jacques Chirac, en off, lui disait les mains sur les oreilles « oh ! Monsieur Béteille, ne me parlez pas de la peine de mort, c’est horrible ».

On a vu le résultat... "


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