NOS TRADITIONS CAMARGUAISES EN DANGER !
NOS TRADITIONS CAMARGUAISES EN DANGER !
MOBILISATION !
Jamais avares d’initiatives dont la stupidité le dispute à la volonté de tuer nos plus belles traditions, les écologistes et animaliers ont déclaré la guerre à l’un de nos plus anciens usages de Provence, de Camargue et de Languedoc : les courses de taureaux « à la cocarde ». Et dans la foulée veulent aussi (ben voyons !) la suppression des ferrades.
Sans vous faire injure, chères amies et chers amis de notre belle région (et oui, je suis chauvine et j’assume), je vais en quelques mots vous rappeler que les courses « à la cocarde » ne sont pas assimilables à des corridas. Ce sont des jeux où le taureau, choisi parmi les plus prometteurs, porte des attributs (cocarde et ficelles) qui sont accrochés à leurs cornes, et ne le blesse pas.
Les raseteurs tentent de lui dérober ses attributs à l’aide d’un crochet qui n’atteint pas le taureau, dont, d’ailleurs, le cuir épais n’en souffrirait pas. S’entame alors dans l’arène un ballet où les hommes s’approchent du taureau, le sollicitent, et où le taureau, qui a parfaitement assimilé les règles, organise ses pauses, ses départs fulgurants, ses coups de corne suivant les stratégies des raseteurs, les poursuit jusqu’aux barricades… qu’il saute souvent. S’en suit alors une débandade dans le couloir qui sépare l’arène des gradins. On a même vu des taureaux grimper les gradins au milieu des spectateurs dont le seul salut est la fuite.
Alors, oui, c’est un jeu viril, choisi par des hommes virils bien éloignés de l’idéal de « la » Sandrine Rousseau qui veut déconstruire la gent masculine. Et c’est le jeu auquel nous, sudistes, nous tenons parce qu’il fait partie de notre ADN depuis la nuit des temps. Des vases crétois (environ 3 000 ans) nous le prouvent, qui sont ornés de scènes de jeux taurins !
Il faut savoir que le taureau de Camargue n’est pas un bovin comme les autres, loin de là. Il n’est ni plus ni moins que le descendant des « bœufs rouges » amenés là par Hercule lui-même au cours de ses 12 travaux. Et ses cornes sont dressées vers le ciel où résidaient les antiques dieux.
D’ailleurs, pendant longtemps, les taureaux les plus valeureux étaient, à leur mort, enterrés debout face à la mer. Ultime hommage où se mêlaient amour et respect de cet animal mythique.
De nos jours, nombre de taureaux cocardiers ont leur statue sur les places de village, les ronds-points et certains, naturalisés, sont visibles dans des musées des traditions.
C’est dire que la « Fé di bioù » (l’amour des taureaux) n’est pas une fantaisie pour touristes mais elle est ancrée dans notre âme et on ne pourra pas nous l’arracher.
Le Marquis de Baroncelli et Fanfonne Guilherme en ont été parmi les plus illustres représentants.
Pour compléter ce tableau il faut bien comprendre aussi que l’élevage du taureau Camargue, encadré, codifié, est une part importante de l’activité de notre région. Et si cette activité perdure, c’est parce que les manadiers (éleveurs) s’y consacrent de génération en génération avec une volonté qui touche souvent à l’abnégation, tant les contraintes de tous ordres sont de plus en plus lourdes d’année en année. Frais vétérinaires, fourrage, assurances en grande augmentation entre autres. Les courses camarguaises font partie de leurs ressources, ainsi que les ferrades auxquelles les touristes ont le plaisir d’assister, ainsi aussi que les produits d’embouche, puisque certaines bêtes y sont destinées.
Alors, ce qui est un caprice wokiste d’écolos et animaliers qui parlent une fois de plus de ce qu’ils ne connaissent pas, qui sont plus animés par la haine des traditions et des humains que par l’amour des animaux, ce caprice dis-je, ne doit pas aboutir à assassiner l’âme du Sud, notre âme.
Une manifestation est prévue à Montpellier le 11 février prochain à 11heures, le lieu sera précisé ultérieurement. Beaucoup d’élus y seront. Venez nombreux défendre nos racines auprès des manadiers et raseteurs !
Votre Fédération de l'Hérault