L’UE finance la nouvelle route de la soie chinoise en Afrique !
L’UE finance la nouvelle route de la soie chinoise en Afrique !
Dix ans après le fameux partenariat entre la Chine et les pays africains, le bilan est-il réellement « gagnant-gagnant » ?
Facture numéro 1 :
Depuis les années 2000, de nombreux pays africains ont dénoncé les accords qui les liaient avec leurs anciens « colonisateurs » pour se tourner vers la puissance chinoise.
Nous avons vu des grandes entreprises françaises obligées de céder leurs avoirs et même de quitter le territoire ; nous avons vu que l'Armée Française et récemment même les simples ressortissants français ne sont plus les bienvenus dans certains pays d'Afrique.
Entre temps, des centaines de grands projets d'infrastructures ont été réalisés en « partenariat » avec la Chine dans quelques pays africains.
Le Kenya par exemple, bénéficie aujourd'hui de routes et de transports ferroviaires « made-in-china » qu'elle doit à ces accords réalisés avec le géant asiatique.
Des accords que l'on devrait en réalité nommer des emprunts
En effet le Kenya est aujourd'hui endetté de près de 7 milliards de dollars auprès de la Chine. Ce qui représente environ 30% de son budget annuel et 10% de sa dette publique.
Au lieu de créer un « boum de développement » qui aurait dû permettre à la population de se sortir d'une crise économique durable, le Kenya s'est rendu dépendant de ses créanciers chinois. Si bien que le coût des emprunts réclamé par la Chine - jugé trop excessif - a fait s'effondrer la monnaie locale.
Un partenariat plutôt « gagnant-perdant »
La chine se retrouve en position de mettre une économie nationale à genoux (à l'inverse de Bruno Le Maire...).
C'est pourtant la Chine seule qui récolte le fruit des développements. Et pour cause : chaque projet a été réalisé par des employés chinois, envoyés par des entreprises chinoises. L'économie locale kényane n'en tire aucun bénéfice ou presque.
Non contente de devoir financer sa dette, la population kényane doit également faire avec la diaspora asiatique qui s'est installée dans le pays. Une population qui, partout où elle se trouve, renvoie un nombre considérable de ses capitaux directement en Chine chaque année et fait rayonner sa propre culture.
Le « navire Kenya » a tellement de fuites que le pays doit réclamer l'aide de l'Union Européenne pour éviter de couler.
Facture numéro 2 :
C'est ainsi que nous avons appris qu'en décembre 2023 le Kenya et l'UE ont signé un APE (Accord de Partenariat Économique) pour sauver la situation de la nation africaine. Revendiqué comme « largement à l'avantage du Kenya » par les instances de Bruxelles, c'est un accord de libre échange des produits Kényans vers l'UE (facilités douanières = peu de taxes !).
Cependant nous nous rappelons que le Kenya est déjà le 4ème producteur mondial de fleurs & produits horticoles. C'est ainsi que l'Union Européenne organise elle-même une concurrence déloyale avec tous les producteurs européens, Pays-Bas-France-Angleterre en tête.
Factures numéros 3 & 4 & ...:
Au moment où tous les agriculteurs d'Europe manifestent leur RAS-LE-BOL et réclament que l'UE cesse de tuer son agriculture, celle-ci lui envoie le coup de grâce.
Au moment où la désindustrialisation de l'Europe au profit de l'Asie nous rend dépendant des exportations étrangères (alimentation, électronique, automobile, énergie, …), l'UE augmente les doses.
Combien de fois allons-nous devoir payer la facture de l'Union Européenne et de l'Afrique ?
La technocratie bruxelloise de la Commission Européenne, comme certains de nos politiciens maison... - est devenue « accro » à des « solutions toxiques ». Il est temps de couper les perfusions et de remettre le malade à sa place.
C'est possible avec les élections européennes, #AvecMarion un seul vote utile, nous avons l'opportunité historique et unique de reprendre l'UE en mains.
Votre Fédération de l'Hérault