Le jeudi 10 août 2023

Faits divers en plein été - chronique d’un enfer français

Tout le monde connaît la théorie du pompier pyromane. Lorsque, celui ou celle sensé nous faire éviter l’enfer des incendies, préfère les allumer. 

Elle peut s’appliquer en de nombreuses occasions et bien souvent de manière plus subtile.

 

Ainsi cet été nous remarquons qu’elle synthétise l’actualité :

 

Lorsqu’un jeune décède lors d’un contrôle policier légitime, c’est le président de la république qui allume la mèche en commentant : « un geste inexplicable » et « inexcusable ». 

Il aura par ces mots qualifiés les faits, jugés et condamnés les agents de police ciblés sur l’autel médiatique. Et ce malgré la présomption d’innocence, le devoir de réserve ou le rôle de garant de l’unité nationale. 

Mais il aura surtout donné une motivation à la colère de ces quelques milliers qui n’attendaient qu’à en découdre. Si même le président juge les faits intolérables, pourquoi les auraient-ils tolérés, eux qui ne tolèrent déjà plus notre société ?

 

Non, ni la République, ni la Loi, ni la morale n’ont su arrêter la bouche du président ; pas plus les jets de cocktails molotov. Il se dit sur les plateaux TV que ce sont les caïds et les dealers qui ont arrêté les émeutes. 

Malgré les 30 000 agents de la Police et de la Gendarmerie Nationale déployés, dans le quartier c’est eux qui font la loi. Car eux seront encore là demain et après-demain, quand les compagnies de CRS et GM seront envoyées ailleurs. À Ste Soline pour empêcher une bande d’ultras profitant d’être couverts par des familles bien intentionnées et des élus en campagne. À Mayotte pour casser les bidonvilles qu’on a laissé bourgeonner et qui fleuriront encore dans quelques mois. Ici ou là pour protéger les déplacements du chef de l’Etat ou d’un ministre conspué, grassement relogé dans une étrange ambassade. 

Dans la dépatouillade, Emmanuel Macron interviendra à la télévision pour culpabiliser les familles, culpabiliser les réseaux sociaux, les jeux vidéo, la presse, tout sauf lui.

 

Il enverra, « en même temps », ses premiers de corvée que sont le 1er flic de France et le Grand Inquisiteur : Darmanin et Dupont-Moretti. C’est lui le grand et l’autre le petit. Le premier c’est celui qui dira que parmi les émeutiers il y’avait beaucoup de Kevin et Mathéo, avant d’envoyer le directeur de la police faire enfin son boulot. 

Uniquement pour embarrasser E. Borne, insistent-ils à gauche, car rêvant de marcher dans les pas de Nicolas Sarkozy il aurait été déçu de ne pas hériter de son siège à Matignon.

Quant au grand, c’est l’homme aux milles affaires, dont certaines à son nom. Celui qui fait non pas un, mais deux bras d’honneur dans à l’Assemblée Nationale en pleine séance. Et qui nous aura tous prévenu : il peut « péter » nos comptes sur les réseaux sociaux. Lorsqu’il ne dissout pas Civitas, notre ministre de la Justice joue les dictateurs. 

 

Toutes ces mascarades, pour finalement apaiser les mots de trop d’un président qui n’a rien à nous dire. 

 

Pas un mot et surtout pas la même sévérité en direction de Marlène Schiappa, feue ministre plénipotentiaire, prise en flagrant délit de haute mauvaise foi, si ce n’est de bêtise. Une fois de plus. 

Elle dû être terriblement indispensable pour persister dans les palais de l’Etat jusqu’ici. Gageons que, derrière toute l’incompétence qu’elle aura démontré dans la gestion des fonds pour le Service National Universel, celle-ci cache une personnalité exceptionnelle. Sinon comment comprendre l’absence de sanction, mise à part d’être légitimement remerciée pour étouffer le feu. Après tout on licencie par incompétence, mais que fait-on du sabotage ?

Ainsi, ceux et celles qui devaient réparer la blessure faite après l’assassinat de Samuel Paty, ont échoués avec une certaine dose d’ingéniosité. Les lycées n’auront qu’à trouver des financements pour s’équiper de grilles et badges pour répondre à l’injonction des régions. 

Un homme, un enseignant français, est mort à cause de l’enferment dans une pensée unique délétère. En réponse, ils ne trouvent rien de mieux que de transformer les écoles en prisons.

 

Quand les inaudibles leur donnent l’idée d’un « pass colo » - un énième dispositif de discrimination positive pour que les Kevin et Mathéo puissent partir à la mer, eux - ils foncent. Aurore Berger, fière de la somme de travail abattu pour répéter si fidèlement les idées des autres, se lance. C’est peut-être une toute jeune ministre pleine d’idées nouvelles, qui vient d’être parachutée.

 

Pourtant, quand Eric Zemmour souhaitait qu’on donne plus de moyens à l’éducation et l’épanouissement des personnes porteuses de handicap, notamment les enfants, les bienpensants s’insurgeaient. 

Une sous-lieutenante attitrée au handicap fut envoyée titiller les émotions au journal-tv. En sanglots, elle expliqua qu’une mère d’enfant handicapé ne pouvait pas laisser dire ça. À n’y rien comprendre n’est ce pas ? 

 

Détrompez-vous. Pleinement conscients de leur stratégie, les capos de Renaissance, capo de tutti capi en tête, ont de la ressource. Une allumette s’allume aussi facilement que l’on dérape à la tv. 

Ensuite ils attendent en embuscade, prêt à débouler de tout côté, pour répéter leur messe dans les micros, face caméra, serrer des mains et alimenter le story telling. 

 

Malheureusement cette fois, le feu a bien pris. Il aura laissé derrière lui les corps de 11 adultes handicapés décédés lors d’un séjour de vacances adapté. 

Ni les vrais pompiers ni la police n’ont encore une idée exacte des faits que, la petite dame en tailleur avec son « air si sérieux » est déjà là. Elle constate l’enfer qui s’est déroulé. Mais plutôt que des mines graves ou compatissantes, ce sont des explications que les familles des victimes et les Français réclament. 

 

Alors que s’est-il passé ? 

Que s’est-il passé pour que la prise en charge des personnes souffrant de handicap en France soit dans cet état ? Que s’est-il passé pour que, dans le même temps ou le Pass-colo fait grand bruit, quand des adultes handicapés partent de Nancy en vacances, on les amène non loin en Alsace. Que s’est-il passé pour qu’on les loge dans un gîte qui peut accueillir 16 personnes seulement - non d’efficientes - alors qu’ils sont 28 adultes. 

Où sont les moyens, la considération et la dignité qui auraient dû consoler madame la ministre ?

 

L’été est loin d’être fini, il est facile de parier que l’actualité nous donnera encore très probablement de bons exemples de cette théorie du pompier pyromane ; qui éteint les feux et « en même temps » les allume.

 

Et vous, vous sentez déjà l’odeur du prochain feu qui guette ? 

C’est notre pompier du dicton, qui prépare son prochain spectacle de clown macabre.

 

Mais la France n’a pas dit son dernier mot. Armée de son extincteur (à poudre blanche), elle veillera et continuera de le faire. 

Et grâce à vous tous, militants, sympathisants, cadres, parce que vous êtes fiers de votre Histoire et déterminés à lui rendre hommage, la Reconquête arrive. 

 

Avec elle, les policiers et la Loi seront à nouveau présent là où nous avons besoin d’eux, aussi nombreux et soutenus que nécessaire. L’Education, que ce soit l’enseignement ou l’éducation populaire, ne se perdront pas dans des théories déconstructrices du langage ou de l’individu & de la famille. Ni dans de sombres dispositifs très coûteux et pourtant viciés par nature. 

Avec vous, la France évitera la ruine, celle des entreprises, des institutions et des services publics. Des Français.

 

Dans quelques semaines aura lieu l’Université d’été du parti Reconquête, cette année encore dans le merveilleux cadre ensoleillé du Var. 

Ce sera l’occasion pour nous tous, de nous rencontrer une fois de plus et de raviver le feu combattant qui s’est allumé durant les présidentielles. 

 

Ainsi, n’échappant pas au dicton, nous mettrons de côté nos extincteurs et les canons à eau, pour nous aussi allumer un feu, comme le célèbre pompier pyromane. 

Un feu moral mais non moins redoutable, celui de la France résistante.

 

D’ici au 07 septembre 2023, passez un excellent été, au travail ou en famille. 


Votre Fédération de l'Hérault