Le jeudi 16 février 2023

FACS DE MONTPELLIER: TENUES ET LANGAGES ALLOGENES SE MULTIPLIENT

Je vous livre, in extenso, le témoignage d'un étudiant bouleversé par l'évolution du paysage étudiant où foisonnent les tenues allogènes. Chacun y apportera sa propre conclusion.

"Bonjour, étudiant à l'université de Montpellier et adhérent depuis quelques mois, je vous contacte aujourd'hui pour vous partager mon désarroi.

Depuis le début de cette année universitaire je constate, chaque mois passant, les changements à l’œuvre dans la population étudiante de la faculté des sciences de l'université de Montpellier. Ce paysage étudiant je ne le reconnaîs plus, je ne m'y sens plus à l'aise. La proportion de tenues islamiques y est devenue extraordinaire, à tel point qu'il n'est plus possible de ne pas avoir au moins trois voiles islamiques dans son champ de vison en permanence. Ce n'est pas une blague, quiconque viendra se promener sur le campus s'en rendra compte. Il est partout aujourd'hui, dans cette faculté que je cotoie depuis plus de 3 ans : tantôt porté serré, tantôt flottant ou tombant, plié sous trois couches ou une seule, de toutes les couleurs, noir, vert, bleu, blanc…

Si je prends la peine de vous partager ces changements, c'est bien parce qu'ils dépassent le simple voile islamique. Non, pour ce qui concerne les tenues vestimentaires, la grande majorité relève de ce qui s'apparente à des tenues intégrales en tissu couvrant tout le corps (se sont ces tenues qui d'ailleurs sont les plus gênantes). Fait remarquable d’ailleurs : une part non négligeable de ces tenues est porté par des jeunes femmes d'ethnicité européenne, montrant de façon visuelle les affections massives pour la foi musulmane.

Mais ce qui me pousse d'avantage à témoigner c'est bien le fait qu'aujourd'hui, à la faculté, le français n'est plus qu'une langue annexe. Cette fois, le fait apparaît au premier plan : hommes, femmes, voilées ou non, tous parlent majoritairement arabe. A ce moment même ou j'écris, à la bibliothèque, une femme, non voilée, habillée avec finesse et classe, bien coiffée, parle arabe au téléphone. Combien sont-ils à parler arabe entre-eux ou au téléphone ? – beaucoup. Tellement qu'il est impossible d'en faire une statistique. Il n'est plus possible de faire dix pas, de changer de pièce, de marcher dans un couloir, de changer de bâtiment, d'aller à la BU ou au restaurant universitaire CROUS, sans entendre parler arabe. Et, si ce n'est pas un arabe en bonne et due forme, c'est un dialecte qui me semble immonde, où un mot de français se noie dans quatre mots d'arabe. Aussi je me demande ce qui me choque le plus : le simple fait de l'entendre dans mon pays qui possède sa propre langue ? Le fait de l'entendre être parlé au moins plus d'une centaine de fois par jour ? Où encore le fait de l'écouter et ne rien y comprendre, car j'ai cette différence de ne pas le parler ?

Voilà sans doute pourquoi je me sens étranger dans un endroit qui m'était si familier. D'ailleurs, personne dans mon entourage étudiant ne conteste ces changements, mais sans doute n'y accordent-ils pas la même importance. Je me souviens d'une phrase que j'avais noté, au détour d'une discussion de couloir sur les collégiens : "les élèves qui arrivent parlent soit espagnol soit arabe" (07/02/2023). Et alors que j'écris deux personnes se sont installées derrière moi et parlent arabe. Encore d'autres qui passent et qui parlent arabe, elles sont bien habillées, elles, non voilées : à l'évidence toutes les classes sociales le parlent. Alors parfois je me demande si ce n'est pas moins qui devient fou, extrémiste. Peut-être est-ce la culpabilité qui me pousse à vouloir partir, mais comment déserter ma ville, qui déjà ne l'est plus ? Moi qui ne comprends plus le langage des gens d'à coté…

Hier (14 février 2023), dans le tramway en rentrant, j'étais en face d'une femme voilée de la tête aux pieds, le tissu qui d'ordinaire borde le menton, remontait cette fois jusqu’au nez. Je me suis dit : alors voilà, ça y est, la burqa est de retour… Surréaliste ? J'ai pensé alors : « il ne reste que quelques centimètres et la burqa est là ». Je me suis demandé si les gens auraient réagi, non sans doute. Moi non plus probablement… c'est vrai que l'on ne m'a pas appris, ni formé à débattre en public sur les tenues vestimentaires des uns et des autres. Tout cela pour vous dire que je ne sais pas quoi faire."


Votre Fédération de l'Hérault